Madame Sylvia L’Écuyer : L’Opéra qui touche les cœurs

Il existe de nombreux moyens d'émouvoir l’âme et de faire vibrer le cœur. Parmi ceux-ci, Madame Sylvia L’Écuyer a adopté une ramification de la musique qui ne laisse personne indifférent : l’Opéra. Son amour pour cet art lui provient de l’environnement familial convivial où elle a grandi, entourée de musique et de chant.

Il existe de nombreux moyens d'émouvoir l’âme et de faire vibrer le cœur. Parmi ceux-ci, Madame Sylvia L’Écuyer a adopté une ramification de la musique qui ne laisse personne indifférent : l’Opéra. Son amour pour cet art lui provient de l’environnement familial convivial où elle a grandi, entourée de musique et de chant.

Née à Québec, elle a effectué de longues études à l’Université Laval (BAC & Maîtrise en musique, Doctorat en musicologie). Ensuite, Madame L’Écuyer a décidé d’explorer Vancouver et, par la même occasion, a travaillé en tant qu’assistante de recherche à l’Université de la Colombie-Britannique, en musicologie. Parallèlement, elle a commencé à faire des comptes-rendus de spectacles à Radio-Canada, ce qui lui permit de manifester sa passion en parlant de la musique. L’apprentissage constant demeure sa grande motivation dans l’exercice de son métier.

La musicologie s’apparente à l’histoire de l’art, mais pour la musique. C’est cette discipline qui étudie de manière scientifique et historique ce qui a trait à la musique. Il y a examen des œuvres, leur composition ainsi qu’une analyse du mécanisme de la musique. Tandis que la musicothérapie consiste à mettre la musique à la disposition de clients dans le but de développer des habiletés, faciliter leur travail cérébral, bref pour répondre à divers besoins quant aux aspects liés à la communication, au plan cognitif ou physique.

Après avoir fait la navette entre Québec, Montréal et Vancouver à maintes reprises, Madame L’Écuyer a fait le choix des communications radiophoniques en occupant un poste à Radio-Canada. Tout cela en continuant d’appliquer ses connaissances en musicologie par le biais de l’écriture d’articles pour des revues scientifiques. En faisant ses recherches de musicologie, elle s’est intéressée à la musique française du milieu du 19e siècle (1830-1880) pour sa thèse de doctorat. Période durant laquelle les grands opéras ont été composés.

Par exemple, la Société pour les arts en milieux de santé (SAMS), joue un rôle important auprès de patients

En 2009, Madame L’Écuyer s’inspire de son époux afin de reproduire une ingénieuse idée au Québec. Elle a pris soin de bien s’entourer (Daniel Turp, Pierre Vachon, David Levine) pour la création de la Société pour les arts en milieux de santé (SAMS). Cet organisme s’assure d’offrir des concerts de qualité professionnelle, taillés sur mesure, en mettant à la disposition des clients et patients qui se retrouvent en centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) un répertoire qui les rejoint dans leur essence.

Ce concept provient de l’époux de Madame L’Écuyer qui eut l’idée de créer en 2006 une société (Health Art Society) pour présenter aux clients de CHSLD des concerts et prestations artistiques. Ce qui rejoint particulièrement des gens qui avaient l’habitude durant toute leur vie d’assister à des spectacles et qui n’ont plus cette possibilité. L’idée a pris de l’ampleur puisqu’il existe maintenant sept sociétés de ce type dans différentes provinces canadiennes.

La SAMS offre en moyenne 800 concerts par année. Dû à la pandémie de Covid-19, celle-ci offre également des concerts virtuels et des spectacles collaboratifs en direct sur Zoom.

Selon Madame L’Écuyer, il n’est nullement nécessaire de posséder certaines connaissances pour apprécier la musique. Il faut être attentif et à l’écoute puis la qualité de la performance doit être au rendez-vous.

Réalisatrice du documentaire Bali par cœur (2008), Madame L’Écuyer s’est jointe à un collègue ethnomusicologue (Michael Tenzer), qui est un spécialiste de la musique balinaise, et qui souhaitait composer de la musique pour un gamelan balinais accompagné d’instruments de musique occidentaux (trompette, clarinette, saxophone). Le défi fut relevé alors qu’un groupe de musiciens provenant de l’occident s’est transporté au Bali pour s’unir aux instrumentistes orientaux durant une trentaine de jours pour réaliser cette œuvre musicale réunissant les cultures.

Dans ce même esprit d’aventure, elle rêve de continuer de visiter des maisons d’opéra (Opéra de Naples). Elle souhaite retourner à l’Opéra de Paris. Elle chérit également les destinations un peu plus lointaines (Nouvelle-Calédonie). Madame L’Écuyer trouve donc son équilibre entre faire du kayak au Costa-Rica et se retrouver à l’opéra. Dans une autre vie, son amour de la nature ferait d’elle une fermière puisqu’elle jardine beaucoup, ayant grandi au nord du Québec, dans des camps de bucherons.