
Régine Tardieu-Bertheau, Psychologue, PhD., OPQ
Fondatrice du Centre Professionnel Alter-Natives
______________________________________
Il me semblait nécessaire dans ce premier contact avec les lecteurs de Souche magazine de clarifier, ce que fait un psychologue clinicien et ce que l’on entend généralement par « santé mentale » en occident. Je reprendrai ici la définition de l’Organisation Mondiale de la Santé qui me semble bien complète par sa lecture holistique.
« La santé mentale correspond à un état de bien-être mental qui nous permet d’affronter les sources de stress de la vie, de réaliser notre potentiel, de bien apprendre et de bien travailler, et de contribuer à la vie de la communauté.
Elle fait partie intégrante de la santé et du bien-être, sur lesquels reposent nos capacités individuelles et collectives à prendre des décisions, à nouer des relations et à bâtir le monde dans lequel nous vivons. La santé mentale est un droit fondamental de tout être humain. C’est aussi un aspect essentiel du développement personnel, communautaire et socioéconomique. » (OMS, 2007)
La santé mentale est un élément nécessaire à la bonne santé générale et à la qualité de vie. La bonne santé mentale est non seulement définie par l’absence de troubles et de problèmes mentaux, mais également par la présence de diverses aptitudes d’adaptation comme surmonter l’adversité, la flexibilité et l’équilibre (Association canadienne pour la santé mentale, 2010). En d’autres mots, « la santé mentale dépend d’une interaction complexe entre les facteurs de risque qui la mettent en péril et les facteurs sociaux et psychologiques qui la protègent » (Beiser et Hyman, 1997, 45).
Je dirais que la santé mentale est une nécessité, et non un luxe, qui nous permet de nous développer dans toutes les facettes de notre humanité. Elle nous sert de facteur de protection pour nous remettre des défis que nous aurons tou.te.s à traverser à un moment donné dans notre vie. La santé mentale est intimement liée à la santé physique et ne peut en être dissociée. Même si les symptômes sont similaires d’une personne à l’autre, les appellations, les expressions de mal-être et les moyens de guérison seront variés et culturellement codés. Il appartient à chaque personne de trouver le chemin de guérison qui lui correspond le mieux en utilisant le gros bon sens et les ressources à sa portée. Cette aide peut provenir de proches, de professionnels ou de figures d’autorité (médicales, spirituelles, etc.). L’essentiel est d’être conscient du moment où l’on s’éloigne de son bien-être et de son potentiel et de prendre action. Prendre soin de sa santé mentale, c’est avant tout adopter de saines habitudes de vie, apprendre à gérer ses émotions et réduire les sources de stress chronique. Mais il est aussi crucial de se sentir utile, de nourrir des relations positives et de savourer les moments de joie, tout en contribuant au bien-être collectif. Pour beaucoup, la spiritualité est aussi une importante force qui s’y ajoute.
C’est dans la quête de cet équilibre que les psychologues œuvrent. Avec leurs clients, selon leur formation professionnelle et expériences cliniques, ils essaient de comprendre l’origine du problème, proposer des pistes de solutions et des ressources pouvant les aider. Il est certain que les approches en psychologie ne sont pas uniformes, que chaque psychologue a son style naturel et qu’il est important de trouver le bon “match” client-thérapeute. C’est aussi un processus dynamique de co-construction qui requiert l’implication active du client. De plus, plusieurs autres professionnels en santé mentale peuvent être indiqués pour contribuer à rehausser son bien-être. C’est donc en restant attentifs à notre fonctionnement, en prenant les bonnes actions que nous favorisons non seulement notre bonne santé mentale, mais aussi celle des autres.
Alors ? Avez-vous maintenant une autre perspective sur les psychologues et la santé mentale !? Dites-nous ce que vous en pensez ou votre expérience sur notre site web ou sur Instagram



















